Éli Kopter, Vol. 01- numéro 05

Sur le chemin du retour, je devins pensif. Comment cela se pouvait-il ? J’avais vraiment ressenti la présence de sa main invisible. Serait-ce qu’en leur contact, je deviendrais plus sensible à leur existence ?

Ariane Sans-Souci, emmena ses deux nouveaux copains au bureau de monsieur X. Pourquoi l’appelle-t-on monsieur X?
Son prénom est Xavier et son nom est Plaur.
Oui mais… ?
Voyons Harry, pense un peu. Le fait d’être devenu invisible t’enlèverait-t-il toutes tes capacités à penser ?
Oui, oui je vois maintenant, X Plaur, pour explore. Elle est bien bonne. Ha ! Ha ! Ha !
Enfin là tu me rassures.

Comme çà, vous n’avez pas toujours été invisible ? Non pourquoi ? Est-ce que cela changerait les données ? Peut-être que oui, peut-être que non. Suivez-moi.

Nos deux amis se posant plein de questions, la suivirent. Ils entrèrent dans le laboratoire, Elle leur demanda de bien vouloir relever leur manche de chemise. Ils s’exécutèrent sans mot dire. Après leur avoir pris quelques échantillons de sang, elle les fit attendre au petit salon.

Harry qui faisait les cent pas, commença à s’impatienter. Veux-tu bien me dire dans quelle aventure sommes-nous embarqués? Il me semble que la vie était beaucoup plus facile, du temps où tout le monde pouvait nous voir! Parfois j’ai l’impression bizarre qu’on nous épie, même si je sais bien que cela est plus facile pour nous de les observer.

Éli était plutôt songeur. Il voyait bien, que son compagnon n’aimait pas être dans cette situation, mais que pouvait-il bien faire?

Je venais à peine d’ouvrir ma porte, que le téléphone se fit entendre. Je couru répondre.
Quoi, mais je viens à peine de vous les confier? Si je m’affole? Mais bien sûr que je m’affole. Que feriez-vous à ma place? Je vous les confie et une heure après vous me dites que vous allez en perdre un. Cela n’a pas de sens. Bon, je me rends à l’hôpital voir ce que je peux faire.

Éli était penché sur ce qu’il pensait être les restes de son copain. Ariane lui répétait sans cesse : parlez-lui, n’arrêtez pas de lui parler. Il faut qu’il sente votre présence. Et Éli lui parlait, parlait, parlait.

Arrivant à l’hôpital, on m’avisa qu’on avait récupéré Harry. Je fis demi-tour et entrai chez-moi me promettant de ne pas laisser cela sans suivi. Il faut être plus prudent diantre. Le remord me gagna. Je repris le cap, direction hôpital. Je voulais en avoir le cœur net.

Tu nous as donné une bonne frousse mon ami Harry. Que veux-tu que je te réponde Éli? Je n’en sais pas plus que toi sur ce qui vient de m’arriver. J’avais l’impression que mon corps ne m’appartenait plus. Je volais au dessus de ma carcasse, il y avait des gens autour de moi, je pense avoir reconnu ma mère. Était-ce vraiment ma mère? Ariane lui conseilla de se reposer et de ne plus penser à cela.

Ma visite à l’hôpital ne me rassura pas; il va falloir être plus vigilant à l’avenir…